Réévaluation annuelle de l'Aspa



Deux révisions qui se combinent
Chaque année, deux choses changent en même temps. D'une part, les plafonds sont revalorisés au 1er janvier — de 0,9 % au 1er janvier 2026, par exemple — ce qui peut augmenter légèrement votre Aspa même si vos revenus n'ont pas bougé. D'autre part, votre caisse réexamine vos ressources : pensions revalorisées, nouveaux revenus, évolution de votre patrimoine, changement de situation familiale.
Le résultat peut aller dans les deux sens : une pension qui augmente plus vite que le plafond réduit l'Aspa ; un revenu qui disparaît l'augmente. C'est un mécanisme normal, pas une sanction : l'Aspa suit vos ressources, elle ne les fige pas.
Révision, suspension, suppression : ce que cela veut dire
La révision, c'est un nouveau montant calculé sur vos ressources actualisées. La suspension, c'est un arrêt temporaire — par exemple en attendant un justificatif, ou pendant une vérification de résidence. La suppression, c'est la fin du droit, quand une condition n'est plus remplie : ressources durablement au-dessus du plafond, départ définitif de France, ou décès.
Dans tous les cas, la caisse doit vous notifier sa décision, avec ses motifs. Une décision de suspension ou de suppression prise sans notification, ou sans motif, peut être contestée — voir le guide des questions fréquentes pour les délais de recours.
Comment éviter les mauvaises surprises
Déclarez vos changements dès qu'ils surviennent, plutôt qu'au moment de la révision annuelle : un trop-perçu découvert à la révision devra être remboursé, alors qu'un signalement précoce aurait simplement ajusté les versements suivants. Conservez chaque année vos avis de pension et vos justificatifs de revenus : ils servent à vérifier le nouveau calcul de la caisse, ligne par ligne, si le montant change brutalement.
Si votre situation se dégrade — perte d'un revenu, séparation — n'attendez pas la révision annuelle : signalez-le immédiatement, car une hausse de l'Aspa peut s'appliquer dès le mois suivant la déclaration.